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février 2008

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Hors Jeux Dans Moi

Hors_jeuTrès occupé à ne rien faire, je lisais la semaine dernière dans un magazine féminin de référence une étude très pointue sur la sexualité des femmes en fonction de leur âge. Et là jugement sans appel : ce sont les trentenaires qui atteignent le plus souvent l'orgasme, même si la fréquence de leurs rapports diminue.

Hé ben, le livre de Betrand Guillot, ça me fait penser à cette étude. Pas parce que le lire procure un orgasme (d'un autre côté je suis pas une femme), mais parce que finalement, en bon trentenaire, la fréquence de ses rapports (à l'écriture) décroît mais y a pas, c'est vraiment bon.

Alors c'est pas compliqué, Hors Jeu, lisez-en. C'est l'équivalent de deux mini-steaks en apports caloriques (soit l'équivalent d'un vrai repas équilibré). Et pourtant, une fois qu'on l'a fini, on se sent léger, léger, léger...

En plus, un mec de gauche qui intègre la liste des "dix premiers auteurs qu'il faut absolument découvrir" dans le Figaro, c'est quand même pas tous les jours...

(bon ok la couverture est pas top, mais au moins elle est rouge, il paraît que c'est la couleur de l'hiver, trop bien)

Sacré Coeur

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Next ?

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Mademoiselle K

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Psycho Girl

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Walk - Don't Walk

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Passé, Passif, Pas De Monopole

Debats Incrédulité générale : "ah bon, c'est les débats de 74 et 81, au mot près, quel intérêt ?".

L'intérêt, c'est évidemment de mettre en perspective les débats d'aujourd'hui, ceux de la démocratie participative, ceux de "j'ai une question à vous poser", et de se rendre compte en live à quel point c'était plus intelligent et surtout plus violent.

Mettre en lumière les choix de société et les vrais enjeux, ce n'est pas faire semblant de confronter les politiques avec les français, qui viennent chacun présenter leur problème par le petit bout de la lorgnette, en faisant croire qu'on va interpeler les politiques sur les vrais problèmes de la vie de tous les jours, sous prétexte que les journalistes politiques sont complaisants et partiaux.

En revoyant les débats de 74 et 81, on réalise à quel point il est nécessaire que les protagonistes se donnent la réplique (l'antithèse des "débats" du PS, sans question directe). On réalise que les mettre aujourd'hui en face des français est un marché de dupe, un combat forcément gagné d'avance, tellement ils sont armés pour leur donner la réplique (c'était il y a 25 ans, alors aujourd'hui...). A moins de réduire le débat politique aux problèmes particuliers de chacun, ce qui est exactement l'inverse du rôle même du politique.

On prend conscience de la belle mécanique intellectuelle de Giscard (que l'on a toujours pris pour un vieux crouton, date de naissance postérieure à 73 oblige), et du génie de Mitterrand, qui pour conclure le débat de 81 commence par regretter de ne pas avoir pu parler de deux sujets importants : la mondialisation et les technologies, deux thèmes à l'époque tellement éloignés des sujets d'actualité, mais aujourd'hui tellement évidents.

On voit d'un côté un polytechinicien analyser les problèmes avec logique, répondre aux questions de manière précise, et apparaître au final comme un homme sur la défensive, et de l'autre un avocat brillant, écarter d'une pirouette les questions qui fâchent, et partir dans une grande envolée lyrique sur la liberté, valeur de droite par excellence.

On voit enfin en sortant un étudiant, qui n'a pas compris que la pièce reflète au mot près les débats de l'époque, et qui dit à son voisin "en tout cas si c'est effectivement les vrais débats de l'époque, y avait de quoi être fier du niveau de la campagne"...

En creux évidemment, la campagne 2007 ne peut que faire pâle figure...

Room With A View

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Variations Saisonnières

Louise_bourgoin Avant la météo, c'était du sérieux, du solide, du diplômé à lunettes, avec des animations hypers compliquées d'images satellites que personne ne comprenait vraiment. Y avait aussi les marées, les éphémémérides, les heures de lever et de coucher du soleil, l'enneigement des stations en hiver et la température de l'eau en été. Ca servait à rien, et d'ailleurs c'est pour ça qu'on regardait pas.

Maintenant la météo, c'est Louise Bourgoin, ex-mannequin née en 1981, qui ne sait ni ce qu'est un ninbus, ni où se trouve Pau sur une carte de France. Elle entre sur le dernier tube hype du Baron, balance une vanne à deux sous, allume l'invité du jour, et déroule finalement au pas de charge d'une voix morne les prévisions les plus incomplètes du monde.

Et ben du coup je sais pas pourquoi, mais curieusement on la regarde, la météo de Canal.

Mes grands-parents ont raison, y a plus de saisons.

Tokyo Undressed

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Self Portraits (Erin Frost)

Float_lg Gun_lg

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Relax, Take It Easy

Relax

Happy New Year

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Ma Nouvelle

Elle est grande mais pas super bien foutue (et on a beau dire, ça compte). Je crois que je pourrais même avouer (sous la torture) que la précédente était globalement plus attirante au premier coup d'oeil (plus tape-à-l'oeil ?). Mais si on se concentre sur les points importants, elle est plus positive, plus sexy, plus lumineuse que l'Autre. Ok, elle a une histoire un peu compliquée, voire difficile (genre des trucs qui se sont mal passé, tout ça), mais comme toujours dans ces cas là, je m'en fous (et puis sinon on fait jamais rien). Table rase du passé, on avance et on y croit. Et puis, depuis qu'on se connait tout se passe à merveille, comme dans un rêve, c'est un signe, non ? En plus, je crois qu'elle va me faire découvrir plein de trucs nouveau, et ça me plaît. D'ailleurs, pour de vrai, au final, c'est ça le truc : elle me plaît, elle me donne envie et puis c'est tout.

C'est ma future nouvelle maison, et je l'aime déjà.

Look Around You (Album A Droite)

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La Grande Evasion

Quartett

Quartett, ça commence par un gros quart d'heure de mise en scène sans parole, sur la base de gestes incompréhensibles et maniérés d'Isabelle Huppert et de ses acolytes. Logiquement, on commence à s'inquiéter pour la suite, mais on se dit que de toute façon ça ne pourra être que mieux quand les acteurs se mettront au service du texte réputé génialissime.

Erreur.

En effet, impossible ensuite de suivre de quelque manière que ce soit le texte, puisque chaque phrase est répétée environ 25 fois, à commencer par la première : «Valmont. Je la croyais éteinte votre passion pour moi. D'où vient ce soudain retour de flamme ?». Ca devient rapidemment complètement indigeste.

C'est à partir de ce moment là qu'on pense à partir, et qu'on s'aperçoit avec consternation que le chemin vers la sortie est bloqué par un spectateur déjà endormi qui risque de considérablement compliquer le projet d'évasion (en même temps difficile de lui en vouloir).

Imperturbablement, un danseur en caleçon traverse la scène, simplement chaussé d'un seul escarpin...

Le reste est un mélange de fous-rires, un oeil sur le spectateur endormi, l'autre à surveiller la scène pour ne surtout pas manquer la première occasion de prendre le large.

Une fois dehors, regards complices avec les couples qui ont eux aussi eu le courage de leurs opinions et su profiter d'une des rares occasions de s'échapper.

Arrivé chez moi, lecture de la critique de Libé, forcément dithyrambique : « Quand, face à un texte aussi inépuisable que Quartett, sa virtuosité (celle de Wilson) prend le risque de l'imprévisible, cela donne un formidable moment de théâtre en liberté».

Heureusement, la liberté ne s'use que si l'on ne s'en sert pas, comme dit l'autre...

Avant La Haine (Romain Duris & Joanna Preiss)

Lui :
Sais-tu ma belle que les amours
Les plus brillantes ternissent
Le sale soleil du jour le jour
Les soumet au suplice

J'ai une idée inattaquable
Pour éviter l'insupportable

Avant la haine, avant les coups
De sifflet ou de fouet
Avant la peine et le dégout
Brisons-là s'il te plait

Elle :
Mais je t'embrasse et ça passe
Tu vois bien
On s'débarrasse pas de moi comme ça

Tu croyais pouvoir t'en sortir,
En me quittant sur l'air
Du grand amour qui doit mourir
Mais vois-tu je préfère
Les tempêtes de l'inéluctable
A ta petite idée minable

Avant la haine, avant les coups
De sifflet ou de fouet
Avant la peine et le dégout
Brisons-là dis-tu


Lui :
Mais tu m'embrasses et ça passe
Je vois bien
On s'débarrasse pas de toi comme ça


Lui :
Je pourrais t'éviter le pire

Elle :
Mais le meilleur est à venir

Ensemble :
Avant la haine, avant les coups
De sifflet ou de fouet
Avant la peine et le dégout

Dans Paris

Dans_parisLe problème souvent avec les films bourrés de références et de clins d'oeil, les films "à la manière de" (Truffaut en l'occurence), c'est qu'on se sent perdu quand on ne les possède pas, ces fameuses références.

Et en effet, on est un peu perdu Dans Paris, mais c'est un égarement joyeux et poétique, dans lequel on se laisse confortablement bercer par une musique jazzy, et totalement convaincre par un Romain Duris meilleur et plus juste que jamais.

Mais surtout, en chemin, on croise quelques purs moments de bonheur, tels qu'un dialogue chanté au téléphone entre Paul (Romain Duris) et Anna (Joanna Preiss), une explication de texte sur la tristesse qu'on ne choisit pas (comme la couleur des yeux), ou la lecture de Loulou et Tom par Paul à son frère, comme dans le temps, et qui doucement mais surement, nous rappelle ce que c'est que d'avoir un frère.

Royal Au Bar (du commerce)

Dbat

Première "confrontation" entre les candidats PS à l'élection présidentielle, le sort désigne Ségolène pour bénéficier du redoutable avantage de clore le débat.

Le journaliste : Ségolène Royal, pour conclure, qu'est ce qui fait votre différence ?

Ségolène Royal : Ce qui fait ma différence c'est déjà aux autres de le dire, on est parfois les plus mal placés (pour le dire). En tout cas, il y en a une qui est visible sur laquelle je n'insisterai pas. (rires)

Après "les français experts" chargés d'élaborer son programme, ce serait donc à ses adversaires politiques de définir ses particularités à elle... Unique point de distinction relevé par Ségolène elle-même, et donc, au final, unique raison mise en avant pour la choisir : le fait d'être une femme.

Quelle démission politique ! Démission politique par ailleurs doublée de la négation même de ce qu'est la lutte pour l'égalité homme-femme : l'utilisation du critère du sexe comme fondement de l'élaboration du choix.

Je Vais Bien, Ne T'en Fais Pas

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On peut penser que Mélanie Laurent est le personnage principal  de ce film - mais en fait, c'est probablement Kad Merad.

On peut penser que c'est un film sur la difficulté à reconnaître le bonheur - mais en fait, c'est probablement un film sur la difficulté à occulter le malheur.

On peut penser que ce film s'intitule "Je vais bien, ne t'en fais pas" - mais en fait, c'est probablement "Tu vas bien, je ne m'en fais pas".

Et en fait, c'est probablement pour ça que c'est si bien.